Dimanche : vélo dans la campagne chinoise

Samedi pluvieux, dimanche heureux !

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Dimanche, les prévisions météo étaient au top : entre sept et quatorze degrés et majoritairement ensoleillé, un temps idéal pour aller faire un petit tour de vélo ! Après un samedi trop calme, j’ai besoin de bouger. Comme il n’y a pas de quoi s’attarder sur une bouillie de riz et un œuf au petit-déjeuner, je pars louer un vélo à un hôtel juste à côté de l’école. Le choix du vélo, cette fois-ci, se fait sur critères de pneus bien gonflés et de chaîne qui a l’air de bien fonctionner : par conséquent, il est noir, mais il a un panier.

La région de Yangshuo offre de nombreuses possibilités pour les cyclistes, parfaites alternatives à ma sortie hivernale habituelle à … Claye Souilly. Jusqu’à présent, je n’en ai pas encore bien profité : tout début août sous le cagnard, David m’avais motivée pour aller visiter une plantation de thé dans les collines à une quinzaine de kilomètres de Yangshuo. Et depuis, le week-end, soit j’avais prévu autre chose, soit la météo n’avait pas été au beau fixe et ce n’est pas évident de se motiver pour aller faire du vélo quand il pleut ou risque de pleuvoir. Comme David s’était pété l’épaule et déchiré la main en allant à Xingping, une autre destination est préférable : le circuit « villages » et le circuit « Yulong », avec quelques pauses photos.

C’est en quittant Yangshuo que je réalise que la ville n’est pas si petite que ça : six kilomètres pour la traverser et en sortir. De ce côté-ci, c’est beaucoup moins tranquille qu’en direction de la plantation de thé : on est accompagné par les klaxons plutôt que par les locaux en scooter qui saluent presque systématiquement d’un « hello ». Lors de mes joggings dans la campagne derrière l’école de taichi, je suis à chaque fois émerveillée par la sympathie des gens qui disent bonjour avec le sourire et un signe de la main. Le retour dans le métro ne va pas être évident. Quand après une douzaine de kilomètres sur cette route avec de la circulation, j’en vois une plus petite, je n’hésite pas bien longtemps et atteins le village de Liugong, au bord de rivière, avec son temple et ses quelques radeaux en bambous.

Ici les gens ont l’habitude de voir passer les touristes, comme c’est le cas d’Aline, qui parle un bon anglais et quelques mots de français (et aussi d’allemand, de néerlandais…) et qui est toute contente que quelqu’un s’arrête sur la terrasse de son restaurant en cette saison. Après un petit ravitaillement (boisson aux plantes sucrée et quelques biscuits maison rempli de pâte de sésame noir pas très diététiques car frits), je fais demi-tour pour rejoindre l’itinéraire. Liugong est un cul de sac et la seule autre option est de prendre un radeau pour rentrer. Heureusement que l’itinéraire n’est pas uniquement de la grand route et qu’il faut bifurquer sur une plus petite, qui serpente à travers les collines, les champs et les villages.

On ne voit pas beaucoup d’adultes dans les villages. On voit les adultes dans les voitures et sur les scooters. Dans les villages, on voit des enfants et des vieux, beaucoup de petits vieux qui s’affairent à des tâches diverses et variées : travail agricole, construction de maison, réparation de route, transport de légumes ou marchandises dans deux paniers équilibrés de chaque côté d’une planche de bois portée sur l’épaule, garde d’enfants, tricot, jeux de cartes, vente de légumes… D’autres sont tout simplement assis sur leur mini tabouret en bois au bord de la route. Les petits vieux portent leurs paniers, parfois un chapeau chinois, des vêtements simples d’une autre époque et le poids des années sur leur visage… ils paraisent tous un peu tristes, même quand ils sourient, et ont l’air tellement gentils !

En approchant de Moon Hill, je retrouve une ambiance plus touristique où il est impossible de prendre une photo tranquille sans se retrouver avec une dizaine de chinois qui veulent tous que je pose avec eux. Bon, je suis sympa et en profite pour prendre quelques clichés de chinois qui posent… Enfin, j’arrive au pied de Moon Hill et fais une « pause » du vélo en allant au sommet d’où la vue sur les environs est magnifique. Tous ces escaliers sont un bon entraînement pour ce qui m’attends aux montagnes jaunes mais la descente n’est pas idéale pour les genoux !

J’hésite à faire un stop aux autres attractions touristiques du coin (des grottes notamment), mais j’ai un peu la flemme et me rappelle l’objectif de la journée : faire du vélo et travailler un peu l’endurance. La pause déjeuner sera rapide et constituée de tofu, d’une patate douce violette et d’un truc au riz gluant achetés à une dame au bord de la route. Les barquettes de fraises (oui oui, des fraises fin décembre) sont aussi pesticidées qu’elles sont tentantes, dommage. Au cas où cela vous aurait échappé, je suis vraiment à la campagne : le Guangxi est une région agricole, en particulier dans les environs de Guilin où poussent riz, légumes, cacahuettes, agrumes… La première partie de la balade à vélo se fait essentiellement à travers champs et la deuxième sera le long de la rivière Yulong (dragon) jusqu’à un point où je fais une nouvelle pause pour aller voir les radeaux : la plupart sont vides mais les beaux dimanches d’été, cela doit être un sacré cirque.

De retour à Yangshuo après une bonne cinquantaine de kilomètres, je fais une pause massage afin d’être au top pour l’entraînement du lendemain. J’adore tellement ce centre de massage que ailleurs, ce n’est jamais aussi bien. Comme j’ai un peu de temps, je prends l’option 1h30 : une heure de massage traditionnel « corps » et trente minutes « pieds ». Et j’ai de la chance : c’est ma masseuse préférée, celle qui appuie comme une tarée et qui fait bien circuler l’énergie. La dernière fois, j’avais eu un gars qui n’y allait pas très fort et n’arrêtait pas de me demander « are you ok ? », j’avais été un peu déçue. Plus que quelques kilomètres pour rejoindre Shibanqiao, dîner, prendre une douche chaude et retrouver ma couverture chauffante dès dix-neuf heures, épuisée après cette belle journée  !

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A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
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Un commentaire pour Dimanche : vélo dans la campagne chinoise

  1. Jean-Luc dit :

    Sympa la balade en vélo, en campagne parmi ces drôles de collines. J’aime ces beaux pasages paisibles. Biz, jluc

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