Une belle journée à Macau

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En images, c’est par là.

Prolonger mon séjour à Hong Kong a été l’occasion d’aller passer une journée à Macau, et j’ai choisi le samedi, pour faire comme tous les Chinois, car c’est plus marrant, ou pas. Macau est à environ une heure de ferry de Hong Kong : je suis partie par le bateau de 8 heures et ai pris mon billet retour sur le bateau de 18h30. Prendre le ferry pour aller à Macau, c’est un peu comme prendre l’avion : on a notre ticket, on va vers sa porte d’embarquement, on nous attribue un siège, on passe des douanes… Grâce à Macau, je pense avoir battu mon record de passages de « frontières » en à peine plus de deux semaines : six au total. Ce qui ne fait pas l’affaire de mon vieux passeport qui s’abîme de plus en plus depuis qu’il s’est pris la mousson l’an dernier juste avant d’être maltraité à l’aéroport de Delhi alors qu’il était encore trempé. En arrivant à Macau, ça a pris une demi-heure pour que le gars du contrôle me laisse passer (autre record battu). Dans ce genre de situation, je ne dis rien, affiche un sourire de cruche, ils ne me posent jamais de question et ça finit par passer : c’est juste long et les gens qui sont derrière moi doivent me maudire avant de changer de file.

Après avoir débarqué, tous les chinois vont rejoindre leur bus car ils ont booké un package tour. Les environs de l’arrivée du ferry sont assez affreux et comme je n’ai pas booké de package tour et que j’aime bien marcher, je me dirige vers le centre ville. Je serais bien allée jusqu’au sud manger une pizza sur une plage à Coloane (je venais de lire ça dans le Petit Futé que Sophie m’avait prêté), ou à la piscine, mais sur une journée c’est un peu juste. Je traverse des quartiers récents, moches et pas du tout conçus pour les piétons pendant quelques dizaines de minutes et rejoins le bord de l’eau où je croise au moins deux cents personnes d’un événement de taichi (d’après leur jogging). Je ne les suis pas et monte un peu sur les hauteurs, revois ma première église depuis longtemps et redescends du côté des petites ruelles « portugaises ». Ce coin est encore assez calme et ne fait visiblement pas partie du package tour.

Je me balade un peu dans le centre historique qui est très mignon avec ses petites rues et ses places pavées, et vers onze heures, je mange deux tartes aux œufs car je n’avais pas pris de petit déjeuner : ça a bien le goût de l’oeuf, c’est un peu écoeurant et ça va me caler pour un moment. A Macau, il y a plein de gâteaux et petits pains qui vont me nourrir pour la journée étant donné que les alternatives végétariennes des restaurants sont limitées. Quand je passe devant un italien avec pâtes et pizzas au menu, il est trop tard : je n’ai plus faim. Les églises sont nombreuses dans le centre historique et ça change des temples et des monastères tibétains. Je visite aussi le temple A-Ma qui est très mignon et fait partie des package tours. Ensuite, je me dirige vers le reste du package tour : les artères commerçantes près de la place du Sénat, les rues touristiques aussi remplies que celles du Marais le dimanche, les ruines de l’Eglise Saint Paul (qu’il me semblait avoir déjà vues quelque part : sur le porte clé de ma chambre à l’école de taichi !) et le musée, à l’intérieur duquel les touristes chinois sont plus passionnés par leurs selfies que par les explications. N’ayant aucune envie de faire comme eux, je prends un peu de temps pour me cultiver sur l’histoire de cette enclave portugaise, où tous les panneaux sont encore en portugais, mais où la langue n’est plus très parlée…

Entre parenthèses, je réalise que j’ai visité Goa et Macau mais que je n’ai jamais mis les pieds au Portugal. Il serait temps d’aller y faire un tour et ça pourrait être un bon point de chute avant le retour en France. Nelma, si tu lis ces lignes et que tu peux prendre quelques jours mi-avril, tiens-moi au courant… Tu as la (non)Birmanie à te faire pardonner : je vais passer les fêtes de fin d’année toute seule au froid dans la campagne chinoise, c’est affreux. Nah je déconne hein 🙂 mais je pense que Guillaume A et Mél K pourraient être motivables et ça me ferait un retour en Europe en douceur… Bref, si jamais des gens veulent aller en vacances au Portugal mi-avril, dites-le moi. Ou la Sicile, ça marche carrément aussi. Fin de parenthèse.

Macau, c’est aussi le paradis du jeu et des casinos, mais je n’y suis pas allée. Je n’étais pas habillée pour et ce n’est pas trop mon truc. J’avais pourtant envisager cinq minutes de mettre les pieds dans un casino, d’une part pour le spectacle (avec des chinois, ça ne doit pas être décevant) et d’autre part pour mettre en pratique la théorie de Marc (qui était dans mon groupe au Tibet en octobre) pour gagner à tous les coups à la roulette : miser toujours sur la même couleur, en doublant sa mise à chaque fois jusqu’à ce qu’on gagne et on refait pareil en changeant de couleur. Les mathématiques et les probabilités ont encore beaucoup de secrets pour moi, mais j’ai vaguement compris ce qu’il voulait dire et ça me semblait pas mal. La conséquence logique de la présence de casinos à Macau, c’est la présence de boutiques pour dépenser ses gains ou pour acheter d’occasion les Rolex des joueurs les moins chanceux.

Enfin, je me dirige vers le port en passant par le parc de la forteresse et du phare Guia, qui est en fait un jardin botanique pas terrible, avec un télécabine, un parcours santé avec piste de running et un musée des tunnels utilisés pendant la guerre. Afin de tester mon degré de chlostrophobie dans un endroit où l’air manque un peu (j’envisage de me mettre à la plongée le mois prochain et ne sais pas trop ce que ça va donner, hum), je vais faire la visite guidée, autant limitée par le niveau d’anglais du guide que par la longueur des tunnels. Tout s’est donc bien passé et je termine la journée en allant lire sur un banc au bord de l’eau en attendant le ferry, car j’en ai plein les pattes et veux aller courir le lendemain. Pour liquider ma monnaie locale j’achète quelques biscuits pour les ramener à l’école de taichi et parce j’étais en avance, j’ai loupé mon bateau de retour : à ma porte d’embarquement, je vois une file d’attente donc je fais la queue et continue mon livre, l’heure passe, le bateau part, je montre mon ticket quand c’est à mon tour et me fais engeuler parce que j’étais dans la file des gens qui n’avaient pas réservé de retour… Voilà, je prends le ferry suivant, rien de dramatique, et c’était une bien belle journée !

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A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
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Un commentaire pour Une belle journée à Macau

  1. Jean-Luc dit :

    Il est vrai qu’après avoir découvert le passage maritime pour aller en Indes, les Portugais étaient les rois du monde, et de la mondialisation, biz et joyeux Noël.

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