Femme au foyer à Singapour

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Le résumé en photo c’est sur Flickr. Le post va être un peu détaillé (=long) pour plein de raisons :

  • Je suis quasiment à jour sur le blog (waouh !) et c’est tout frais, donc je me rappelle même l’anecdotique, et franchement, c’est le plus sympa à lire, non ?
  • C’était juste trop bien comme « break »
  • Ça rappellera de bons souvenirs à mes trois lecteurs qui ont vécu là-bas et que je remercie pour leurs recommandations 🙂
  • Ça intéressera les copains du sport d’avoir quelques nouvelles de Nico, que je remercie également pour son accueil, et de là où il vit
  • Ça intéressera les copines de savoir que j’ai fait du shopping
  • Et surtout j’ai (encore) trop marché, j’ai mal aux pieds et je crois qu’il faut que je me repose un peu pour aller me promener à Macau et surtout reprendre l’entraînement lundi matin ! Soit mes semelles ortho sont pourraves et j’ai trop marché et mon gros orteil resté un peu tordu depuis le plâtre n’aime pas trop (je pense que c’est ça), soit j’ai chopé une crise de goutte (ce que dit internet, lol). Je préférerais me bouger dehors que de raconter ma vie ici, mais je fais quand même des trucs et j’aurai des choses à dire sur Hong Kong aussi …

Début septembre juste avant mon départ au Tibet, Nicolas, que je connaissais du kung fu et qui s’est exilé à Singapour il y a bientôt trois ans, m’a gentiment proposé de venir passer des vacances en ville à un moment si j’en ressentais le besoin. Alors que je me gelais au milieu de nulle part en octobre et qu’il fallait trouver une destination pour fin novembre (expiration de mon visa chinois), le besoin s’est clairement fait sentir. A la base, je comptais y rester une semaine pour refaire un visa, ce qui allait s’avérer compliqué : en plus du fait d’être française, je ne suis pas résidente, et je pouvais toujours « essayer » sans garantie de succès. Dans ces conditions, j’allais devoir passer par Hong Kong de toute façon.

Je réserve un aller-retour à partir d’Hong Kong et prends le bus de nuit pour la frontière à Shenzhen, en mettant bien tous mes vêtements chauds (clim!). L’avantage du car, c’est que c’est pas cher et relativement confortable (couchette d’1m80), que j’en ai un peu marre des avions et surtout qu’il part de Yangshuo, où la copine de Master Fu, la jeune maman et le bébé m’accompagnent à mon bus (sympa!). Je dors un tout petit peu, passe la frontière et prends le bus pour l’immense aéroport d’Hong Kong qui est trop bien.

J’avais prévu large et n’ai pas galéré en chemin donc j’ai un peu de temps à y passer. Waouh : des boutiques, du high tech (sauf les iPhone 6 les plus chers qui sont en rupture de stock), des fringues !!! Je rentre dans le Zara et me sens un peu en décalage avec mon jogging après avoir porté des vêtements confortables (et pas très chics) depuis des mois… Encore plus en décalage que quand je sors en survêt’ et sweat à capuche à Paris le week-end (enfin, dans le 19ème ça passe très bien). La réponse à la question « ai-je besoin de cette jolie robe, de ce manteau moumoutte ou de ce chemisier ?» est malheureusement évidente et je ressors du magasin un peu frustrée. Finalement on se détache assez facilement des choses matérielles, mais je serai contente de refaire du shopping en rentrant ! Ensuite, j’arrive aux toilettes de l’aéroport : hyper éclairés et avec des miroirs partout. Là je me fais peur à moi-même en voyant ma tête (effets combinés du manque de lumière dans ma salle de bain, du manque d’entretien et du manque de sommeil après une nuit dans le car) donc je fonce au Kiehl’s devant lequel j’étais passée et y achète plein de trucs, dont mon gommage préféré au lait de soja et au miel. Le shopping a eu l’effet escompté, je suis trop contente !!! J’ai envie d’aller prendre une douche mais il est déjà l’heure de monter dans l’avion et de regarder des films en chinois.

Malgré sa charge de travail, Nicolas est venu m’attendre à l’arrivée de l’avion, je n’ai pas trop l’habitude qu’on vienne me chercher à l’aéroport mais c’est très appréciable… il n’y a que des copains du kung fu pour s’occuper de mes transferts aéroport, merci à vous qui vous reconnaîtrez 🙂

Après installation et douche rapide (là j’avais chaud en jogging, j’avais chaud pour la première fois depuis trois mois en fait, c’est trop bien !!!) on va dîner au resto d’en bas qui n’a que des avantages : bon, terrasse en bord de rivière, carte variée (indien, thai et un peu de tout) avec plein de choix VG, pas cher, serveurs sympas et service rapide. Le vendredi, Nico a réussi à poser sa journée pour me faire visiter le centre-ville (le bord de rivière, l’esplanade, le quartier des affaires, China Town et son temple…), attendre sagement pour traverser des avenues par des passages piétons en diagonale, et aller déjeuner dans le food court près de son bureau : un bon petit plat cantonais avec sauce au thé vert. L’après-midi il va faire une surprise à ses équipes (retour au bureau) pendant que je profite de la piscine juste en bas. La piscine du condo, c’est que du bonheur : une bonne vingtaine de mètres et jamais personne dedans. Nico m’a expliqué que les asiatiques y vont quand elle est à l’ombre et les occidentaux quand elle est au soleil, et ce sont surtout des asiatiques qui vivent ici. Un condo est une belle résidence comme il doit y en avoir aussi peu à Paris qu’il y en a beaucoup à Singapour : tout est moderne, tellement sécurisé qu’on n’a pas besoin de fermer son appartement (gardiens, badges partout), c’est super bien entretenu et il y a parking, ascenseurs, piscine évidemment (avec aussi des jets, un jacuzzi, des transats et des palmiers autour), salle de sport, barbecue extérieur et salle à dispo. Les appartements y sont top avec petit balcon donnant sur la piscine, climatisation / air pour enlever l’humidité, bonne isolation phonique, parquet, salles de bains nickel (ça change de la Chine où même dans les beaux hôtels on peut se retrouver avec un robinet dans les mains ou bien on n’arrive pas à régler la température de l’eau qui est soit trop chaude, soit trop froide), cuisine équipée avec vide ordure…

Le week-end on fait plein de sport, du vrai, pas du taichi qui fait mal aux genoux (et à la tête) et ne fatigue pas vraiment. Samedi 8h30, c’est cour de boxe anglaise. On est encore en novembre et je me pointe avec le membre du mois, trop la classe. Je suis contente de remettre des gants (c’est pas ce qui manque chez Nico) pour la première fois depuis cinq mois, et c’est bon de transpirer un peu (malgré la clim, ça va, pas trop forte) et de travailler la condition physique. La salle de boxe est très bien et j’ai tellement adoré les douches en béton ciré que si j’ai encore des sous au retour je fais (faire) ma salle de bain comme ça ! Il y a des cours tout le temps (Nicolas y va souvent le midi quand il a le temps avant de prendre à manger au food court) mais aussi un ring à l’entrée et des espaces muscu / sacs pour s’entraîner librement. Il y a deux étages : le rez-de-chaussée pour la boxe anglaise, et le premier étage pour la boxe thai.

En rentrant, on s’arrête au supermarché. Il est tenu par des chinois et situé en bas d’un bloc d’immeubles. Là on trouve tout ce que l’on veut (génial!) et encore une fois ça change de la Chine où on n’est jamais très sûr de ce qu’on achète dès qu’il y a un packaging. En France, je n’aime pas les supermarchés et je n’ai pas trop le temps d’y aller de toute façon (avec paniers bio, appli / livraison monoprix et magasin bio, je m’en sors très bien) mais là j’étais contente de voir des produits en rayon ! J’avais tellement perdu l’habitude de faire des courses que je ne sais même plus ce que j’aime manger pour le petit-déjeuner… Il y a même plein de trucs bio et on se laisse tenter par le lait de quinoa au sirop d’agave. Je réfléchis aussi à ce que je pourrais cuisiner… mon hôte n’est pas difficile du tout et super veggie friendly donc ce sera une tarte aux légumes, une soupe de nouilles de riz (j’en mange tout le temps, mais je n’en fais jamais!!!), gâteau et petits biscuits. L’après-midi, Nicolas va voir des combats de boxe avec un client (c’est ça aussi son boulot!) et supporter un gars de son club Vanda boxing, il me dit qu’il y a d’autres clubs aux noms qui font peur et que quand on boxe au Fists of Sparta on a intérêt à assurer comme dans 300 ahah. Pendant ce temps, je vais voir Little India : c’est effectivement un peu l’Inde, mais en tout propre. Chez Mustafa (department store où c’est un peu le bazar pour Singapour, ouvert 24/7), je trouve des chaussures en plastique comme je cherche depuis des mois sans arriver à en trouver en 41 ! Ce sont des Crocs qui coûtent un peu cher pour des chaussures en plastique, je ne pensais surtout jamais acheter des Crocs de ma vie (les Crocs, je suis clairement contre) mais je les trouve vraiment jolies, et ici à Hong Kong, c’est à la mode, hum. Chez Mustafa, on trouve de tout et je passe aussi au rayon pharmacie pour acheter des trucs pour mes genoux : ils ont toute la gamme Himalaya, c’est très bien. Encore un fois je suis super contente d’avoir fait du shopping, c’est fou ! En rentrant, je passe pas le Fort Canning Park où se passait le Yogathon : du yoga dans un parc toute la journée.

Nicolas m’explique que la ville de Singapour fait tout pour que ses habitants se bougent : dans les rues, il n’y a pas d’affichage publicitaire, sauf pour les événements culturels et sportifs. Le dimanche matin, de bonne heure avant qu’il y ait trop de soleil, pour nous c’est jogging et vers la Marina on se retrouve au milieu d’une « marche » avec plein de gens. Comme j’avais envisagé de faire le semi-marathon le dimanche suivant, Nico avait peur que j’aille trop vite, lol. C’était avant que le taichi me fasse mal aux genoux et que je renonce à aller courir en plus… comme quelques jours avant j’étais encore à Yangshuo et que mes genoux n’étaient pas au top, je choisis l’itinéraire « court » d’une dizaine de kilomètres. Finalement on va un peu lentement pour Nico, qui devait être dans sa zone brûle gras alors qu’il n’a rien à brûler, moi j’étais un peu en dessus. Mais, comme Thibaud ou Aymeric à Paris, il s’est gentiment adapté à mon rythme en me faisant forcer un peu quand même, et c’était mon meilleur jogging depuis le départ en Asie ! Et ça faisait depuis début juin que je n’avais pas couru avec quelqu’un – Anna, au passage, j’espère que tu vas mieux… et sans ce jogging, ça pourrait faire autant de temps qu’avec le pied pété. Avec le climat auquel je n’étais plus du tout habituée, j’étais super déshydratée, et la piscine + thé vert + repos dans transat ça a bien « refroidi ».

Après un bon curry thaï pour déjeuner, Nico m’emmène à Orchard Road pour que je fasse ma Singapourienne (shopping du dimanche après-midi) puis il rentre bosser et s’entraîner un peu. Orchard Road, c’est exceptionnel : il y a des sapins de Noël partout devant lesquels les gens se prennent en photo (là aussi il faut avoir sa perche à selfie, et avec une tablette, c’est encore plus la classe). Résultat : plein de chocolat suisse (j’ai trouvé un rayon avec du Frey comme à la Migros, pas mon préféré le Crémant mais c’était très bien quand même), deux bouquins de Conrad avec des intrigues qui se passent dans le coin, un short et un t-shirt chez H&M. Je ne voulais pas acheter de fringues, mais à part ma seule robe, je n’avais rien qui allait bien avec mes nouvelles chaussures en plastique, j’étais obligée… Et je suis quand même contente d’avoir résisté sur plein de trucs, y compris sur les sweats à capuche avec intérieur moumoute comme les chinois adorent. Nico m’avait prévenue : on est à Singapour où il fait 30 degrés, mais c’est la saison des collections automne-hiver ici aussi et les vêtements chauds sont en rayon.

La semaine suivante, Nico travaillait mais n’avait pas de déplacement : il allait juste partir au Japon le dimanche de mon départ, donc je lui ai un peu foiré son week-end à Tokyo… Il avait peur que je tourne en rond au bout de quatre jours mais c’était sans compter le fait que j’adore me balader, et que je ne m’en lasse que quand j’ai mal aux pieds. Pendant qu’il était au bureau devant tous ses écrans, j’avais plein de truc pour m’occuper !

Le lundi c’était un bon gros rhume attrappé au centre commercial (merci la clim – tout ça pour vendre des vêtements chauds, franchement …) : le truc vilain avec nez en fontaine, pif énorme, fièvre et mal de crâne. Autant dire que j’ai glandé (regardé Homeland en faisant du tricot), vaguement trié des photos, refait une sortie supermarché pour acheter du miel bio et des citrons et suis allée me poser un moment dans la piscine (sans oublier mon paquet de mouchoirs) pour perdre quelques degrés.

Le mardi, je n’avais plus de fièvre et vais suivre l’une des nombreuses recommandations d’Estelle, que Nico recommande également : faire du vélo à Pulau Ubin. Pulau Ubin est une petite île à l’est, assez « sauvage » par rapport au reste de la cité-état : on peut par exemple se trouver nez à nez avec un varan. Pour s’y rendre, il faut prendre un métro, un bus et un bateau. Le bateau part quand il y a onze personnes dedans, c’est un petit bateau un peu pourri comparé aux standards de la ville. Arrivée sur l’île, je loue un vélo, choisi sur critère de panier pour mettre mon petit sac à dos car il fait chaud et garde-boue. Si un jour j’y retourne, je pendrai un VTT et tenterai l’une des pistes noires, là j’ai fait la bleue mais il y a toute une zone avec parcours fléchés d’itinéraires VTT sur des petits chemins … en voyant ça j’ai pensé que Thibaud adorerait !!! Comme c’est super bien fait, il y a des abris partout dont j’ai pu profiter pendant une courte averse et où j’ai lu des infos sur les oiseaux de la région. J’étais bien décidée à faire toutes les routes goudronnées de l’île et à un moment où il n’y a plus personne, bam, problème de chaîne et comme je ne suis pas douée, que en plus les moustiques autour commençaient à m’énerver (très peu par rapport à ce que ça aurait pu donner en temps normal ahah, je ne vais pas m’énerver en congé sabbatique !), je me retrouve avec les mains pleines de cambouis (vraiment toutes noires). Un peu plus tard je rejoins des toilettes (ah oui, il y a tout ce qu’il faut partout à Singapour) et je passe dix bonnes minutes à vider le savon liquide et à me laver les mains. C’est en sortant que je fais la connaissance de Lek, qui avait vu mon vélo et attendait de voir qui allait sortir des toilettes des filles. Lek est chauffeur de taxi de nuit, qui ne travaille pas le lundi mais avait pris une journée de plus pour aller faire du vélo et avait envie de discuter. Nicolas m’avait parlé des spécificités de l’anglais de Singapour et j’ai pu avoir un parfait exemple de l’utilisation des can et des lah en parlant avec Lek, qui m’explique sa vie de chauffeur de taxi : à Singapour, les chauffeurs de taxi n’ont pas leur voiture, ils louent des taxis gouvernementaux à la journée, ou à la nuit. On continue notre promenade à vélo, et après le retour en bateau, on mange un bout (des fruits pour moi, car rien de bien veggie) et comme Singapour ce n’est pas très grand, que je n’ai pas peur en scooter, et que Lek est très gentil, il tient à me racompagner vu qu’il a un casque en plus (à Singapour, on met le casque). J’ai donc droit à une visite de Changi et de East Coast avec tous les barbecues en bord de mer (on peut les louer à la soirée), tous les restos de fruits de mer (et autres)… Nicolas m’avait dit que l’autre grande passion du singapourien avec le shopping c’était d’aller manger), les ports de bateaux pour la Malaisie ou l’Indonésie, on passe à côté du départ de la Formule 1 et me voilà de retour, un peu fatiguée après une belle journée. Ensuite, piscine.

Le mercredi, je n’ai plus de voix mais la pêche et pars me balader au Mc Ritchie Reservoir un peu plus au nord. Le Mc Ritchie Reservoir est comme son nom l’indique l’une des grandes réserves d’eau de la ville, sur laquelle on peut faire du canoë mais autour duquel il y a surtout tout plein d’itinéraires de promenades, y compris un pont suspendu dans les arbres. Les gens sujets au vertige ne doivent pas y aller et ça m’a fait réaliser que je ne l’ai pas tant que ça en fait, le vertige. Bref, je marche toute la matinée sur ces sentiers où tout est bien fléché, et bien organisé avec informations sur la faune et la flore le long du parcours. Après un déj rapide, je vais prendre des bus pour aller au jardin botanique : tout simplement magnifique. C’est parfaitement entretenu, immense, avec des grands arbres et des jardins thématiques comme la forêt tropicale, le jardin des bonzaïs, celui des plantes médicinales ou le magnifique jardin des orchidées : l’orchidée est la fleur nationale de Singapour et je n’en ai jamais vues d’aussi belles. A ce sujet, est ce que mes chères collègues pourraient me donner des nouvelles des miennes ? ! Puis je rentre à pieds le long de la rivière et observe l’architecture de la ville : en fait j’aime bien ces grands immeubles de différentes couleurs, de différentes formes, avec des spécificités qui témoignent de leur époque : en ce moment, la mode, c’est d’insérer du végétal, en particulier des arbres dans les constructions. Au total j’ai marché une trentaine de kilomètres (oups) et quelques longueurs de piscine ne font pas de mal en rentrant.

Le jeudi, il pleut (oui, c’est la saison des pluies, mais j’ai eu de la chance), j’ai des ampoules alors je reste faire des gâteaux (après tout, malgré la température c’est la saison des bredele). Chez Nicolas, la cuisine est super équipée, c’est que du bonheur : je trouve même des douilles et poches à pâtisserie dont j’aurais dû me servir au lieu de faire des biscuits ronds, qui n’ont pas la même gueule que les étoiles, et qui sont un peu trop secs quand on les laisse cinq minutes de trop au four. Bref, un peu déçue, je vais m’occuper autrement avec tri de photos, écriture d’article sur le Tibet (c’est pas évident de m’y mettre, j’ai l’impression de réécrire mon rapport pour Adeo lol), un peu de lecture et évidemment, piscine.

Le vendredi, les pieds n’étaient pas encore au top, alors j’ai été faire un petit tour (10 km) aux Southern Ridges voir le télécabine, la vue qui n’est pas si dingue que ça, marcher sur des passerelles dans des arbres, voir des jardins … Et puis comme c’est déjà la fin de la semaine, je me refais un après-midi « Tibet / piscine » et réalise une fois encore comment c’est agréable d’être au chaud.

Le samedi, pas de boxe à 8h30 mais comme il pleut, Nico demande la clé de la grande salle près de la piscine et on va faire plein de taichi. Après une bonne semaine de pause, ça fait du bien d’en faire tranquillement sans se prendre la tête pour faire attention à tout car il y un prof qui regarde et se prépare à lister ce qui est bu hao : le pied un petit peu trop ouvert, le genoux pas assez (mais celui qu’il ne faut pas ouvrir un peu trop), relâcher le bassin, aligner la colonne vertébrale, détendre les épaules, tendre un peu plus le bras au niveau du coude mais pas complètement, relâcher le poignet et mettre de la tension et de l’énergie dans les doigts ou les paumes, tourner la main plus lentement, bouger la jambe en même temps que le bras, amorcer le mouvement global par les mains, tourner la taille, changer le poids du corps de jambe, relâcher le pied, regarder au bon endroit, etc. C’est de penser à tout ça qui me fait parfois péter les plombs et m’empêche de me détendre car je veux bien faire. Là il y avait Nico qui est juste trop fort mais ce n’est pas pareil ! Il faisait ses trucs aussi car il en connait plein : du style chen mais aussi du yang, et il a aussi fait entre autres un peu de wing chun et de qi gong.

Après ce grand moment de détente, Nico change sa chambre à air de vélo (et j’en profite pour réviser une fois de plus la technique – sachant que quand ça m’arrivera j’opterai sans doute pour l’appel à un ami ou le passage chez Décathlon). Nicolas se sert de son vélo tous les jours pour aller au bureau : c’est écolo, pratique et rapide (parfois il double des Ferraris !). Ses autres options pour aller travailler, quand il pleut, c’est taxi (pas toujours évident quand il pleut vraiment beaucoup car tout le monde prend des taxis et les vieux chauffeurs ont peur de la pluie) ou bateau. A Singapour, ce qui est pas mal c’est que le nombre de voitures est limité (et celui des motos/scooters aussi dans une moindre mesure) : il faut non seulement payer très cher pour avoir le droit d’avoir une voiture mais s’il n’y a plus de « place » on n’a juste pas de droit d’avoir une voiture, et une fois qu’on en a une il y a encore des péages (automatiques) partout dans le centre-ville. Il faudrait faire ça à Paris !!!

Après un déj au vietnamnien (baguette aux légumes), je mange un peu (trop) de glace (mais celle à la vanille était au lait de soja, et moins bonne que les Mövenpick au café, au chocolat avec plein de crème dedans) et puis c’est l’heure de la sieste. Après, Nico va a la salle de sport du condo faire des pompes et des abdos pendant que je finis de digérer la glace et quand c’est fait, je vais nager une heure et demi. J’ai moins mal aux bras qu’en début de semaine, ouf, mais je fais quand même quelques accélérations en prévision des sessions de surf à Hong Kong (les entraînements à se lever, j’évite, je laisse ça à la voisine qui fait ça avec classe, et des deux côtés) qui n’auront pas lieu pour cause de mal au pied.

Bref, j’étais vraiment super bien à Singapour car depuis mon départ, c’est la première fois que je retrouvais le confort d’un appartement pendant plus d’une semaine. Mais rien n’aurait été pareil sans l’agréable et charmante compagnie de Nicolas qui est au top et a été un hôte exceptionnel !! Il m’a consacré beaucoup de temps malgré tout son taf, notamment en m’emmenant dîner dans des endroits que j’allais aimer (indien, thai, viet, chinois, et bien sûr pizza … ). Les copains du kung fu, allez le voir si vous en avez l’occasion …

Par conséquent le dimanche matin, j’étais un peu triste de partir… jusqu’à que je dépense mes derniers dollars en tablettes de chocolat. Après tout, c’est Noël. Finalement, ça fait toujours un peu bizarre de quitter un pays pour un autre, sans savoir où je serai quelques semaines plus tard. Outre les bons souvenirs, le résultat du shopping et une nouvelle application pour apprendre le Chinois (Nico m’a recommandé Wordpower qui me donne un mot par jour avec des phrases d’exemple d’utilisation), je ramène une horreur selon les critères locaux, un léger bronzage, mais au mois de décembre, je n’ai pas besoin de chercher de la vitamine D et moi ça me fait plaisir !

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A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
Cet article a été publié dans baignade, cuisine, promenade, Singapour, tai chi, transport, vélo. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Femme au foyer à Singapour

  1. Jean-Luc dit :

    Merci, une fois de plus pour ces belles balades commentées 🙂 , biz

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