La police au Tibet

Comme je mets un temps fou à trier les photos du Tibet, je commence par le sujet sur lequel il n’y en a pas ! Ah si … juste une prise par erreur. Ceci est un nouveau teaser de l’album à venir sur les chinois en vacances.

IMG_0763

Le 110 est partout. Mais il est interdit de photographier tout ça, sinon c’est notre guide qui a des problèmes (risque de perte de travail ou de prison).

Ceci dit, les policiers ont l’air plutôt détendus et sympathiques avec leurs lunettes de soleil. Ils sont tellement nombreux qu’ils n’ont pas beaucoup de travail et passent beaucoup de temps à jouer avec leur téléphone portable. Dans la police au Tibet il y a des « chinois » (la majorité) mais aussi des Tibétains.

Dans les villes, ils ont des sortes de grosses casernes avec un garde à l’entrée qui ne bouge pas. C’est par exemple le cas à Tsetang où il est difficile de se retenir de prendre une photo quand le garde est sous un parasol avec des pandas dessus. Deux fois j’ai accompagné notre guide à la caserne de Tsetang pour aller faire les permis : un grand building avec beaucoup d’espace vide, des néons et du carrelage. On y remplit plein de papiers (informations sur les participants, itinéraire, dates du voyage) qui sont photocopiés, tamponnés, recopiés, signés tout plein de fois puis classés pour arriver à ça :

IMG_0988 IMG_0985

Dans les villes et les villages, des petits postes sont à tous les coins de rue (littéralement). C’est ceux-là qu’il est parfois difficile d’éviter de photographier sans le faire exprès ! Par conséquent, je ne pense pas que l’insécurité soit un problème au Tibet. Les tensions doivent sans doute exister, sinon ce déploiement de forces de l’ordre ne serait pas là, mais en tant que touriste on ne s’en rend pas trop compte (ils sont forts ces chinois !), beaucoup moins qu’au Xinjiang par exemple où ça m’avait marqué. Le seul endroit où la présence de la police est pesante c’est au monastère de Ganden, où il y a eu des émeutes à plusieurs reprises dans le passé. Perdu dans les montagnes à quelques heures de route de Lhassa, le monastère de Ganden est entouré d’un parking, d’une épicerie, d’un restaurant tout pourri et … d’une caserne presque aussi grande que le monastère. De plus, des caméras de vidéosurveillance filment tout ce qui se passe et comme si cela ne suffisait pas, il y a plein de gardes armés sur les toits.

Sur les routes, les contrôles sont nombreux : parfois c’est pour vérifier les permis des touristes et/ou les identités des voyageurs mais il s’agit pour la plupart de points de contrôle de vitesse. En effet, des limitations ont été mises en place au Tibet suite à quelques accidents de cars de touristes chinois et taïwanais. Elles vont de 40 km/h en ville à 80 km/h sur l’autoroute entre l’aéroport et Lhassa. Et pour les faire respecter il y a bien évidemment des radars (notre chauffeur avait un détecteur : une voiture en plastique doré planquée sous un chiffon à l’avant du véhicule) mais aussi des points de contrôle : le véhicule est enregistré à un endroit et on ne doit pas arriver à telle ou telle destination avant une certaine heure – dans ce cas on peut par exemple, quand cela est possible, rouler un peu vite et s’arrêter déjeuner entre les deux. Les limitations sont différentes pour chaque type de véhicule : c’est pour les minibus et cars de touristes qu’elles sont le plus sévères. Un local a le droit de rouler deux fois plus vite, et les voitures de police peuvent aller encore plus vite. Un fait assez marrant (ou pas), c’est que pour tous les cars de touristes avec plus de vingt personnes (y compris chauffeur et guide), il est obligatoire d’avoir un policier à bord !

Les forces de l’ordre surveillent aussi… les voies ferrées, comme par exemple celle qui relie Lhassa à Xining (Qinghai). Sur la route du lac Namtso, nous voyons passer quelques trains mais nous voyons surtout les postes de surveillance le long de la voie (une petite cabane environ tous les cinq cents mètres) pour la protéger contre d’éventuels actes de vandalisme (terrorisme ?). La pose de bombes n’est pas du tout dans la culture tibétaine, mais cela dissuade carrément de s’inspirer des terroristes ouïgours si jamais quelqu’un voudrait détruire le principal moyen de transports utilisé par les chinois des autres provinces pour venir visiter le Tibet, mais aussi s’installer ici. Dans les faits, ce sont sans doute ces policiers ou militaires qui passent le plus de temps à jouer aux cartes ou avec leur téléphone portable.

Outre la police, on croise aussi dans une moindre mesure, l’armée. Du toit du Jokhang on pouvait les voir faire du kung fu sur un toit voisin le matin ! Et il y a des bases militaires un peu partout, même dans le tout petit village de Tingri.

Voilà l’essentiel sur un sujet pas très intéressant et non illustré. A bientôt pour la suite !

Publicités

A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
Cet article a été publié dans Chine, Tibet. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour La police au Tibet

  1. Naly dit :

    Moi j’ai trouvé cet article très interessant. On connait tous les différends entre chinois et tibétains, ton article m’a permis de m’en illustrer un bout 😉
    En tout cas comme d’habitude très belle rédaction
    Naly

  2. Jean-Luc dit :

    Un peu triste ce déploiement de policiers.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s