Phnom Koulen (son bouddha couché, sa cascade) et Kompong Pluk (village flottant)

Pour ma semaine de « vacances », j’hésitais à rester 3 jours à Siem Reap et à aller 2 jours à Battambang. Comme j’avais quand même bien envie d’aller à Phnom Koulen et voir les villages flottants malgré le prix prohibitif de ces excursions, j’allais rester à Siem Reap. 
 
Petit coup de gueule sur le prix prohibitif des entrées des sites pour les touristes. En Inde je n’avais jamais été vraiment choquée de payer beaucoup plus que les locaux les entrées dans les temples par exemple : et je trouvais ça normal et ce n’était pas très cher. Mais ici, c’était un peu excessif, d’autant plus qu’il semblerait que l’argent n’aille pas forcément où il devrait aller : à la population locale, aux Cambodgiens qui travaillent sur les sites où à l’entretien … mais plutôt directement à des promoteurs (notamment vietnamiens d’après ce que j’ai pu comprendre) qui se font beaucoup d’argent avec et ne le redistribuent pas forcément. Pour vous donner une idée : le salaire moyen mensuel au Cambodge est de 50 USD, et par exemple un réceptionniste à l’hôtel gagne une centaine de dollars par mois. Pour les temples, c’est 20 dollars la journée (encore, là ça passe : ça semble officiel, le site est immense et super bien entretenu). Pour Phnom Koulen, « l’entrée » c’est 20 dollars aussi pour voir une pagode et son bouddha couché et se baigner dans une cascade : un type aurait eu l’idée de faire payer les gens, et il a donc installé une billetterie. Pour les villages flottants, j’ai l’impression que c’est même pire : 35 USD pour un tour en bateau et franchement je ne pense pas que le conducteur de bateau ne gagne plus de 3 dollars dans l’affaire et que rien ne va aux habitants pour scolariser les enfants ou pour les aider à entretenir leur habitat. Ceci étant dit, je ne regrette pas ! Et c’était la première fois que mon gentil chauffeur allait là-bas (et lui, c’est normal il ne paie pas), il en a bien profité et était tellement content que j’en étais contente aussi !!!
 
Pour se rendre à Phnom Koulen, c’est un peu une expédition : la montagne se trouve à une cinquantenaire de kilomètres de Siem Reap et on ne peut s’y rendre qu’en voiture / minivan ou en moto. Comme la voiture c’est très cher et que j’aime bien me faire conduire en scooter ou en petite moto (en Asie encore plus qu’à Paris !), j’optais naturellement pour cette option !!
 
On laisse le tuk tuk chez le chauffeur au bout d’une vingtaine de minutes et c’est parti pour deux bonnes heures de moto à travers des rizières parsemées de cocotiers, avant d’attaquer la montée en forêt. J’étais étonnée par la qualité de la route goudronnée, mais ça, c’était avant de rejoindre une piste et la route forestière cahoteuse. Il fallait bien s’accrocher ! Nouvelle étape de ma transformation en petite asiatique : le chauffeur m’a donné un masque pour ne pas que je mange trop de poussière, et il a bien fait ! 
 
On commence par aller voir le grand Bouddha couché. J’étais étonnée de voir mon chauffeur demander son chemin et sortir son téléphone portable pour faire des photos : et c’est là que j’ai appris qu’il n’était jamais venu jusqu’ici ! Le bouddha, c’était chouette, avec quelques petits temples autour et des boutiques, et, évidement quelques minivans de touristes chinois … le tout au milieu de nulle part, il faut bien le dire. Mais l’intérêt de Phnom Koulen, c’est quand même les cascades : il y a la petite, et surtout la grande. Comme pour le Bouddha, il faut marcher 10 minutes pour l’atteindre, ce qui fatigue beaucoup mon chauffeur et ça le fait rire que je lui dise que c’est parce qu’il est toujours en tuk tuk ou en moto qu’il a perdu l’habitude de marcher. D’ailleurs il est plutôt bien portant par rapport à la moyenne cambodgienne … Comme les touristes chinois vont à la cascade, on y retrouve tout un lot de gilets de sauvetages, bouées et autres chambres à air, mais également des tenues de bain (bermudas et t-shirts, en location). Evidemment j’avais tout prévu pour me baigner à la mode locale c’est-à-dire avec short et t-shirt en dessus du maillot. On m’avait dit que l’eau là-bas était froide … je la trouvais juste … rafraîchissante 🙂 En tout cas, c’était tellement chouette qu’on s’est baigné deux heures sans voir le temps passer. Mon petit chauffeur s’amusait aussi comme un fou : les asiatiques sont de nature plutôt réservée, mais là, une fois dans l’eau, ça rigolait bien. Je me disais bien qu’un gars qui porte des baskets Star Wars ne pouvait que être sympa. Dans la cascade, il y avait aussi plein de poissons à « fish pédicure » qui mangent les peaux mortes, c’était marrant !
 
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Comme la baignade, ça creuse, on mange rapidement quelques bonnes spécialités locales frites (à base de riz, de banane et je ne sais pas trop quoi) dans un bouiboui avant d’attaquer la descente et la visite du temple qui est assez éloigné (des principaux) et sur le chemin du retour.
 
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Le lendemain après-midi, on va voir en bateau le village flottant de Kompong Pluk, construit sur des pilotis de 6 à 7 mètres car la hauteur du lac monte énormément pendant la saison des pluies (ce qui est le cas actuellement, même si je n’ai pas vu beaucoup de pluie pendant mon séjour au Cambodge). A l’entrée du village se trouvent la gendarmerie et l’école et les habitants se déplacent d’un bloc de maison à un autre en petites barques. Pour les courses, c’est pratique : des vendeurs se déplacent avec tout le nécessaire du quotidien à bord. Ici les minivans de touristes ne sont pas Chinois, mais Coréens… Après le avoir fait « le tour » du village, on va jusqu’au Tonle Sap à proprement parler (plus de maisons, ni de mangrove) : c’est le plus grand lac d’eau douce d’Asie du sud-est : un lac-rivière dont le sens du courant s’inverse selon la saison (saison des pluies / saison sèche). Et avant de rentrer, on va encore visiter quelques temples pour la route (je commençais à saturer mais d’après le chauffeur, il fallait y aller …). Bref, des photos (j’en ai fait un peu trop avec le nouvel appareil !!) valent mieux qu’un long discours : 
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Pour ma dernière soirée au Cambodge, je vais manger … indien ! C’était l’idée de mon pote de l’hôtel, Shaun, avec qui je suis donc allée dîner en ville (après une Angkor beer à 0,5 USD et l’arrêt au marché pour acheter un maillot avec des éléphants pour le bébé de l’école de taichi). Shaun vient de Nouvelle-Zélande : il m’avait demandé de deviner d’où il vient et j’avais dit écossais ou du nord de l’Angleterre et il ne comprend pas pourquoi tout le monde le prend pour un écossais alors qu’il n’a jamais mis les pieds là-bas ! Discuter avec Shaun c’est aussi ma première véritable occasion d’essayer de parler bien anglais depuis le début du voyage  : en Chine on perd plus en anglais qu’on apprend de chinois ahahah, si j’arrive à inverser la tendance, ce sera un succès. Bref, ça m’a fait plaisir qu’il me dise « you’re not american … » plutôt que directement « you’re French », je ne dois pas avoir encore trop perdu, lol. En tout cas c’est chouette de discuter avec des gens qui voyagent car ils sont souvent intéressants avec plein de sujets de conversation et des choses intéressantes à dire ! C’était le cas de Shaun, qui cueillait des pommes dans son pays avant de venir enseigner l’anglais au Cambodge puis en Thaïlande, et que j’ai été ravie de rencontrer.
 
Voilà pour mes 5-6 jours de vacances à Siem Reap … Le programme du vendredi 22 août, c’est tuk tuk, aéroport, avion, aéroport, avion, aéroport, métro avant d’arriver à Shanghai pour encore trois jours de vacances chez mon amie Béatrice !
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A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
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3 commentaires pour Phnom Koulen (son bouddha couché, sa cascade) et Kompong Pluk (village flottant)

  1. Aymeric dit :

    Chouettes photos encore une fois… Jusqu’à présent, la représentation du bouddha couché que je me faisais était plutôt celle-ci. Blague à part, il n’y avait pas assez de recul pour le prendre en entier ?

    Je ne t’ai jamais vue sur une « petite moto » à Paris… (?)
    Mais bon, de toute façon, désormais, Tuk tuk is the new cool

    Dernière chose : que quelqu’un m’explique le coup du courant du lac qui change de sens. Merci.

  2. émilie dit :

    Héhé tu as raison, normalement les bouddhas couchés sont couchés dans l’autre sens 🙂 et oui, il n’y avait pas assez de recul : il est enfermé dans sa petite maison au sommet d’un rocher.
    à Paris, les potes ils ont des scooters !!! mais les petites motos c’est quand même super cool
    Le courant, c’est avec la crue du Mékong, ton cerveau d’ingénieur devrait comprendre tout ça sans trop de mal : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tonle-sap/

  3. Jean-Luc dit :

    Merci pour les photos, çà donne envie de se baigner les cascades. J’aime bien la gendarmerie 😉

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