Le dernier jour en Chine (avant le retour)

(avec du retard)

Samedi était mon dernier jour à Yangshuo, et j’en ai profité … pour faire une belle promenade à vélo !

Depuis mon arrivée, c’était le premier samedi ou dimanche avec un risque de pluie nul, et des prévisions météo au grand soleil. Un étudiant espagnol, David, était arrivé il y a deux semaines. Son professeur de taichi à Valence lui avait recommandé d’aller à vélo visiter une plantation de thé. David m’a proposé de l’accompagner, et comme ma hanche n’allait pas trop mal, j’ai accepté. L’endroit est introuvable sur Google maps, bizarre … A Wei est dans le coin donc on va lui demander où ça se trouve : à 15 km par là-bas. Il va nous falloir des explications plus précises et, heureusement, le truc de cartes d’Apple, normalement si mauvais, nous trouve l’endroit. On devrait donc s’en sortir. 
 
Samedi matin, après le petit-déjeuner, je préviens le cuisinier que nous ne déjeunerons pas là à midi car nous allons faire du vélo, et c’est parti ! Nous louons des vélos à l’auberge d’à côté, je pense qu’on n’a pas pris les plus performants mais j’ai toujours eu des critères de sélection atypiques pour le choix d’un vélo : comme à ma grande déception il n’avaient pas de vélo rose, mon choix s’est tout de suite porté sur celui avec un panier, alors qu’il y avait des VTT en bien bon état. Ce critère n’était pas si idiot car par 35 degrés à l’ombre, on allait avoir tellement chaud … le sac à dos était bien dans le petit panier ! 
 
Jusqu’à présent je n’avais pas trop fait attention au relief des routes de la région et juste remarqué tous les pics karstiques. Mais entre, il y a des montées et des descentes, et des collines. Il fallait faire du vélo pour s’en rendre compte. A l’aller, la route montait presque tout le temps, et on a fait les montées à pieds (cf. vélos un peu pourris mais avec un panier, et 35 degrés). Mieux valait cela que l’inverse. On était les seuls cyclistes sur cette petite route sinueuse de campagne, entre plantations, d’orangers notamment, et 2-3 villages. Et on était bien tranquilles car cette route n’était pas très fréquentée : les enfants (et certains adultes) sur des deux roues nous disaient « hello, hello ».
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IMG_5531Un peu avant midi, nous bifurquons sur une route plus petite et plus en pente, jusqu’au sommet d’une colline. Lorsque nous ne pouvons pas aller plus haut, nous voici arrivés (bien transpirants et pas mal déshydratés et fatigués, avouons-le) à la fameuse plantation de thé ! Le parking est vide, mais nous sommes rassurés de trouver un accueil, un restaurant ouvert et surtout du thé et d’autres boissons … 
 
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Après avoir admiré la vue cinq minutes et bu un thé, on commande notre déjeuner avant d’aller faire la visite guidée. Notre guide est une étudiante en tourisme à Guilin, elle est originaire de Mongolie Intérieure, et on lui fait répéter pas mal de trucs. Nous visitons donc la plantation : il y a trois récoltes de thé par an et la meilleure est celle du printemps. Ici, le thé est bio et ils n’utilisent pas de pesticides (ouf). Les arbres sont taillés en forme de haies, et parfois plantés en leur donnant une forme spécifique : par exemple un stade avec des gradins.
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Ensuite nous allons déjeuner (ce n’est pas mauvais, mais pas aussi bon qu’à l’école !) puis faire une cérémonie du thé avec notre petite guide. Nous goûtons les quatre principales variétés de thé fabriquées à partir du thé de la plantation : le thé noir, le thé vert, le thé au jasmin et le thé hulong. Lors d’une cérémonie du thé, on ne boit jamais la première tasse, on tient sa tasse d’une certaine façon et on boit la tasse en trois gorgée. Si un convive veut être resservi, il tape sur la table avec deux doigts. Enfin, on passe à la boutique avant d’attaquer la route du retour.
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A ma grande (et bonne) surprise, il y a encore plus de descente que ce à quoi je m’attendais. Et ce n’est pas mal …
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Au retour, les piments et le gingembre sèchent…. mmhh il va y en avoir un nouveau gros pot ! 
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Et il est temps de préparer mes affaires et de prendre le dernier repas à l’école. J’hésite à aller en ville boire un verre et/ou au massage, mais ma hanche a été suffisamment maltraitée aujourd’hui alors je traîne un peu à l’école et passe quelques coups de fils pour prendre des nouvelles de France, et j’ai été bien contente d’avoir parlé un peu avec mon Shifu français qui avait l’air d’être en forme … A Qiang me trouve un grand carton sur lequel écrire mon nom pour que je laisse des trucs ici pendant que je suis au Cambodge : comme je ne veux pas passer trop de temps avec la logistique « laver des fringues », je pars quand même avec douze kilos.
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J’attends le retour de Master Fu pour confirmer ma date de retour (et payer) et pour la première fois j’entre dans le bureau du grand maître, le fameux « principal office » au même étage que ma chambre : c’est la plus belle pièce de l’école ! Master Fu était déçu de ne pas avoir pu récupérer son visa à Guangzhou pour aller enseigner en Espagne prochainement : le bureau était censé être ouvert le vendredi après-midi, et ce n’était pas le cas. Il devra donc y retourner et ça l’énerve un peu car il est très occupé. Je lui demande s’il prévoit d’aller en France, et il me dit qu’il va vers Genève au mois d’avril, il ne se rappelle plus du nom de la ville, là où il y a eu les JO … Albertville ! Je me dis que Master Fu aurait peut-être besoin d’une secrétaire (mishu) pour s’occuper de tout ça, ahahah. 
 
Bref, je dors quelques heures avant le réveil à 4h40 et une douche rapide pour aller prendre le taxi commandé pour 5h-5h10, et comme je m’en étais occupée moi-même je n’étais pas certaine que ça marche. Avec un vol à 8 heures, c’est trop tôt pour un car share, et je n’avais pas envie de dormir à l’aéroport. A Qiang m’avait dit de le réveiller en partant, avec un grand sourire « this is ok, this is my job » alors que je m’excusais d’être un peu relou avec mes arrivées et mes départs en milieu nuit. Ils sont bien ces Chinois. En sortant de ma chambre, il était déjà debout, m’avait éclairé l’entrée et la cage d’escalier et discutait avec le chauffeur de taxi qui était bien arrivé. Ouf. A Qiang attend le départ du taxi pour me faire au revoir de la main et refermer le portail. Une heure de route et deux avions plus tard, me voilà au Cambodge.
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A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
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5 commentaires pour Le dernier jour en Chine (avant le retour)

  1. BAUDREUIL dit :

    Merci Emilie de nous faire voyager à travers tes écrits et tes photos ! 🙂
    Je t’embrasse.
    Sylvie

  2. Guen dit :

    absolument magnifique ! merci !

  3. Gilles dit :

    J’aime beaucoup la fraîcheur de tes longs récits. Ça nous promet six mois de dépaysement par procuration 🙂

  4. Naly dit :

    Magnifique le paysage! Comme dit plus haut, dépaysement total en lisant tes récits. Merci pour ces moments partagés.

  5. boris dit :

    Magnifiques paysages et très agréable de te lire.
    des bises

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