Cuisine chinoise

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A l’école de Master Fu, on est gâté au niveau de la nourriture, et on mange trop sain (si on ne pense pas aux pesticides) : j’adore ! Il y a une grande cuisine, une salle à manger (avec la traditionnelle nappe en plastique ! qui est ici nettoyée et changée régulièrement, ouf) située entre la cuisine et le préau d’entraînement, et surtout un bon cuisinier, qui est très gentil et sait nommer en anglais ce qu’il prépare. Son certificat de travail est accroché au mur à l’entrée de la cuisine : une carte avec sa photo et un livret qui ressemble à un passeport et qui, j’imagine, doit être tamponné par toutes les autorités compétentes. D’ailleurs, parfois il doit être en congé, et dans ce cas, quelqu’un d’autre revêt le tablier : Master Fu, ou A Wei … ou qui veut bien. Peut-être ce sera mon tour bientôt : les fourneaux commencent à me manquer 🙂
Le cuisinier prépare un nombre de plats proportionnel aux nombres de convives : 5 ou 6 quand nous étions peu nombreux, 8 à 10 quand il y a plus de monde, ce qui est le cas depuis le retour de Master Fu, et quand il y a les ouvriers qui agrandissent le mur en parpaings façon muraille de Chine (au soleil, lorsque les températures ressenties à l’ombre sont de l’ordre de 45 degrés). L’an dernier, lorsqu’il y avait plein d’élèves, le nombre de plats devait s’élever à une bonne douzaine. Le déjeuner (à 12 heures) et le dîner (à 18 heures) consistent toujours en : riz blanc cuit au rice cooker, soupe (souvent végétarienne, c’est à dire quelques morceaux de légumes dans l’eau avec des herbes aromatiques), et les plats disposés en cercle sur le plateau en verre qui tourne.
Pour les plats, la viande et le poisson sont toujours séparés, de quoi satisfaire les végétariens (en l’occurrence, que moi en ce moment). Les piments macérés avec du vinaigre et du gingembre sont aussi à part dans un pot et me satisfont également pleinement : d’ailleurs les convives hallucinent un peu sur ma consommation de ce truc qui pique. La cuisine est super bonne, mais souvent un peu fade et je n’ai pas encore trouvé le sel et le poivre. Normalement je ne mange pas salé, les plats ne sont pas très salés mais avec la chaleur et les litres de thé vert que je transpire, je crois qu’il faudrait que je sale un peu plus. Nouvel objectif donc : trouver le sel. Cela devrait être faisable, il faut juste que j’y pense au bon moment.
Pour le repas, chacun prend un petit bol et des baguettes (le fils de Master Fu et A Qiang prennent un grand bol), se sert en riz, en soupe (avec le riz, ou à part), puis en légumes / viandes / poissons / tofu en faisant tourner le plateau. Parfois il y a même des cacahouètes et des frites ! Un peu de gras ça fait pas de mal, car franchement tout ce que prépare le chef, sauf la viande, c’est pas bien gras …
La question classique posée aux végétariens est « est-ce que tu manges des oeufs ? »? J’avais répondu oui au chef, en pensant lui dire que s’il y avait des oeufs brouillés dans les plats, ça ne me posait pas de problème. Mais comme il est tellement gentil, il me prépare souvent un oeuf sur le plat (Dieu merci, bien cuit) et me rappelle que comme je ne mange pas de viande, il faut que je mange des oeufs ! J’essaie tout de même de limiter pour ne pas avoir un pic de cholestérol, quoiqu’avec l’arrêt du fromage, le risque est limité. Et parfois il y a les oeufs pourris en sachet : ceux-là, je n’y goûterai pas.
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Une fois le repas terminé, on pose son bol et ses baguettes dans l’évier, ou on les rince avant d’aller les ranger dans le truc qui chauffe. En effet, comme souvent en Chine (je crois), il n’y a pas de lave-vaisselle mais un truc qui sèche et qui aseptise la vaisselle.
L’an dernier, sans doute car il y avait plein d’occidentaux, le petit-déjeuner était top : A Wei allait en ville chercher plein de gâteaux au riz gluant, à la pâte de haricots rouge, etc. et d’autres brioches et trucs frits. En ce moment, c’est petit-déjeuner chinois, mais ça ne me dérange pas : riz à l’eau, soupe de lentilles ou de graines de soja, reste des plats de la veille et un ou deux nouveaux si besoin, oeufs, parfois pancake au sésame. De toute façon, dîner à 18 heures est le meilleur moyen d’avoir faim le matin et de prendre un petit-déjeuner consistant, mais pas trop quand même car à 9h30, il y a entraînement.
La conséquence du petit-déjeuné salé, c’est que niveau sucre, tout vient des fruits ! Ou presque : cette semaine, une lycéenne est arrivée à l’école pour un mois. Son papa l’a accompagnée depuis le sud de la province du Guangxi, et elle a une tonne de bonbons, sucettes, oreos et autres saloperies. Elle est gentille et me propose toujours des trucs et j’ai fini par lui dire que je ne mangeais pas de sucre (mouahaha dans mes rêves, mais là j’ai quand même l’impression d’être au régime …). Niveau fruits, selon les jours, on a des bananes, des litchis, le fruit chinois qui a le croquant d’une pomme et le fondant d’une poire (que je pèle bien), du raisin (j’évite un peu pour la peau sans doute surpesticidée), des autres petits fruits ronds, des fruits du dragon, des mangoustans … Et, pour les pauses pendant les séances d’entraînement, de la pastèque, autant vous dire que quand la pastèque arrive, c’est la fête !
Enfin, on va clore ce chapitre sur une anecdote. Je profite des plats de viande qui se trouvent devant mes yeux pour augmenter mon lexique animalier en chinois, tant qu’à faire. Heureusement que je connaissais panda car ce n’est pas à la cuisine que j’allais l’apprendre, quoi que. A Wei maîtrise pas mal le vocabulaire animalier en anglais, et donc quand il y a un plat de viande, je lui demande ce que c’est, et si je n’arrive pas à l’identifier, il peut m’indiquer le contenue de l’assiette. Par exemple, un soir, je me retrouve à lui poser ma question habituelle « zheige rou shi shenme rou » ? « Zheige shi yazi ». Comme je ne savais pas ce qui se trouvait dans l’assiette, j’enchaîne donc sur « yazi, yingyu, jiao shenme ? », « duck ». Sauf que j’ai compris « dog » et m’exclame « shi xiao gou ma ?! » en indiquant du doigt l’endroit ou le petit chien est (était ? !) attaché. A Wei rit « bu shi gou : duck/dog ». Moi ça ne me fait pas rire du tout avant qu’il ne me dise « chicken » tout en se mettant à mimer les pattes du canard dans l’eau. C’est mignon les canards, mais je suis rassurée que les gens en face de moi n’étaient pas en train de manger le petit chien !
Bon dimanche, et bon appétit !
Le gentil cuisinier devant la machine à sécher la vaisselle
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A propos émilie

En juillet 2014, je pars en congé sabbatique pour apprendre le taichi en Chine et voyager en Asie et depuis, j'écris ce blog pour donner des nouvelles à ceux que ça intéresse : la famille, les amis, les collègues...
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6 commentaires pour Cuisine chinoise

  1. vgranier dit :

    ha c’est comme si on y était ! merci ! merci !

  2. Gpg dit :

    Faut goûter les œufs pourris Emilie hé hé !

  3. Baptiste dit :

    Emilie, le sel c’est la sauce soja !

  4. Naly dit :

    Miam miam, ça a l’air plus appétissant qu’à la cantine ces bon plats

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